Les objectifs de la Chaire :

devenir un centre de ressources et de modélisation prospective au service du développement durable.
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Le fonctionnement de la Chaire:

un Comité de Suivi et un Comité d'Orientation pour s'assurer de la bonne gouvernance de la Chaire.
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Le programme d'activité de la Chaire:

Quatre piliers pour remplir son objectif central de création d'un centre de ressources et de modélisation prospective.
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DES OBJECTIFS D'EVALUATION PROSPECTIVE


L'objectif central de la Chaire de modélisation prospective est de pérenniser autour d'industriels et d'acteurs institutionnels des outils de modélisation supports à la réflexion prospective sur les enjeux du développement durable. Pour le remplir, les équipes du CIRED (Ecole des Ponts et Chaussées-AgroParisTech) et du CMA (Ecole des Mines de Paris) ont l'ambition de capitaliser leurs expériences à la fois communes et complémentaires ; ils proposent d'articuler la Chaire autour de deux "pilliers":

1. Le développement et la maintenance d'outils de modélisation et d'aide à la décision aux interfaces économie-ressources-climat, fondés sur l'articulation entre des modèles technico-économiques (type MARKAL/Times), des modèles décrivant les interdépendances économiques sur la moyenne et longue durée (type IMACLIM-R) et des formes réduites de modèles du système terre (type Mini-Ker ou Oscar).

2. Un disposition de formation d'enseignement supérieur dédié à la prospective et à ses outils numériques, appuyé sur des formations existantes dans les écoles de ParisTech, du mastère spécialisé OSE (Optimisation des Systèmes Energétiques)1 et du Master EDDEE (Economie du Développement Durable, de l'Environnement et de l'Energie)2. On vise ici à fournir une formation complète sur les outils de la modélisation prospective, leur utilisation pour le calcul économique et la gestion stratégique et sur l'analyse historique et institutionnelle des grands dossiers du développement. Cette formation visera à combler le déficit actuel d'ingénieurs, gestionnaires et chercheurs aptes à développer et mobiliser des outils de modélisation dans un contexte interdisciplinaire. Il s'agit d'allier une technicité de haut niveau, une forte capacité de problématisation et une connaissance des processus réels de délibération autour des tensions entre la courte, longue voire très longue durée.

La construction de ces deux piliers devra permettre :

  • Une présence renforcée des laboratoires fondateurs et de leurs partenaires dans les lieux importants de l'expertise nationale et internationale autour du dossier énergie/climat, prolongeant leur implication actuelle au sein du Centre d'Analyse Stratégique (pour la France - grâce au soutien initial du Conseil Français de l'Energie -), de l'AIE (World Energy Outlook, Energy Technology System Analysis Program), de l'OCDE, de la Banque Mondiale et du Groupe Intergouvernemental d'Experts pour l'Evolution du Climat.
  • L'émergence d'une plateforme de prospective pour l'aide à la décision sur les questions de politiques énergétiques et climatiques, de développement industriel et de choix technologiques dans un contexte d'évolution des règles de la concurrence. Cette plateforme intègrera progressivement les liens entre le dossier énergie/climat et les autres enjeux clefs de la problématique du développement durable.
  • Un rayonnement académique international, par l'animation de colloques internationaux, de publications dans des revues disciplinaires (en économie, gestion et mathématiques appliquées), et d'organisation de numéros spéciaux de revues spécialisées (énergie, environnement, transports, eau) sur les thématiques du développement durable.
  • La mise en place de programmes de financement de thèse et de séminaires de formation répondant aux besoins des entreprises partenaires dans le domaine de la prospective (sensibilisation à l'intérêt d'une approche prospective dans la conduite de leurs activités, approfondissement et transfert de compétences dans le domaine).

Les deux équipes porteuses de ce projet aborderont ces enjeux scientifiques de façon complémentaire car elles partagent un même diagnostic sur :

  • l'importance d'un dialogue économistes-ingénieurs, point critique de toute prospective efficace qui devra intégrer les sciences de la nature;
  • l'utilité de modèles "hybrides" pour dépasser les limites actuelles du dialogue parfois conflictuel entre prospective technologique (bottom-up) et prospective économique (top down), d'endogénéiser les liens entre économie et changement technique;
  • l'imbrication des dossiers énergie climat et quatre enjeux clefs du développement durable : la compétition entre usages agricoles, forestiers et énergétiques des sols ; les dynamiques urbaines et les transport ; les tensions sur l'eau et les ressources primaires ; la dimension spatiale des politiques d'investissement industriel;
  • la nécessité d'une représentation plus réaliste des comportements.

 

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1 Ecole des Mines de Paris en partenariat avec le CREDEN (Université de Montpellier I) et l'EDHEC.
2 Université Paris X, AgroParisTech, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Ecole des Mines de Paris, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et Ecole Polytechnique.

 

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